LES PÉPITES DU COWORKING
Une pépite, un peu comme quelque chose ou quelqu'un de rare, précieux, souvent caché. Ils et elles ne sont pourtant pas caché·es, mais évidement pas aussi visibles que les artistes de nos concerts. Nous avons donc choisi d'interviewer 10 de nos voisin·es, 10 "habitant·es du Rocher", installé·es à nos côtés, dans notre espace de coworking avec vue sur le parc Palmer. Et nous leur avons demandé de nous parler de leur activité bien sûr, mais aussi et surtout de leur lien entre eux, de leur lien avec le Rocher et plus globalement avec la culture.
Au début, je n’étais pas très assidue quand je venais au coworking. Et puis, beaucoup plus, puisque j’y ai vu vraiment de grands bénéfices, beaucoup de connexions avec d’autres personnes, beaucoup d’échanges qui nourrissent l’inspiration pour les projets audio, etc. Et puis des collaborations qui ont très vite vu le jour, notamment avec le Rocher de Palmer qui a été un de mes premiers clients. Je suis donc venu plus régulièrement ici, parce qu’à chaque fois que je venais au Rocher, c’était des journées de travail productives.
Extrait musical : Les choses, Têtes raides / Montage : Marlène Bonhomme, La boite à pulser pour le Rocher de Palmer
On a traversé toutes les deux beaucoup de pratiques. Je crois qu’aujourd’hui on est particulièrement heureuses : le jardin c’est à la fois un lieu de transmission, de partage, et c’est aussi un lieu d’expérimentation, de créativité et d’expression artistique. On habite toutes les deux rive droite, et on réalise la chance qu’on a d’avoir un lieu culturel aussi riche. Parce qu’on vient voir des concerts, mais on a aussi fait des spectacles jeune public avec nos enfants […]. Et du côté de la sphère professionnelle, on est en train de monter un projet de médiation au vivant pour des enfants, qui aura lieu dans le parc Palmer, qui est en lien avec le service enfance de la mairie et le service médiation jeune public du Rocher de Palmer.
Extrait musical : Hermanos Gutiérrez : It's All In Your Mind / Montage : Marlène Bonhomme, La boite à pulser pour le Rocher de Palmer
Un jour on était à table, on parlait avec la journaliste Caroline Pothier, et elle m’explique qu’elle travaille sur un podcast, « 20 000 lieues sous ma chair », qui est un podcast assez fort dans lequel elle parle de sa vie. Il fait de la prévention sur les violences intra-familiales ; aujourd’hui c’est une des ressources que j’utilise. Justement je reviens d’une formation, j’ai mentionné ce podcast, je l’ai partagé. Il y a un lien encore plus fort dans le fait de dire non seulement j’ai écouté ce podcast, mais j’ai pu échanger avec la personne qui l’a écrit.
Extrait musical : Dakhabrakha, Lado / Montage : Marlène Bonhomme, La boite à pulser pour le Rocher de Palmer
C’est plutôt des personnes créatives qui sont là, qui sont sensibles au fait qu’on soit dans un lieu culturel. Et donc ils vont avoir un peu un tempérament spontané de curiosité à l’autre, et d’envie de se lier. Et pour moi c’est vraiment un apport. Dans mon activité, je dois faire preuve de créativité parce que je mobilise plein de techniques d’innovation collaborative, d’intelligence collective. J’ai intérêt à être ouverte, à interagir, à travailler sur la partie "humain".
Extrait musical : Flavia Coelho, Sunshine / Montage : Marlène Bonhomme, La boite à pulser pour le Rocher de Palmer
La culture occupe une place énorme dans ma vie, de par la nature de mon métier : j’envisage la photo et la vidéo comme une transcription visuelle de la culture au sens large, régionale, nationale, musicale, sportive, d’entreprise (…), et de par mon parcours de vie. Je n’ai pas fait d’études de photographie, j’ai fait des études anglophones, j’ai étudié la langue, différentes littératures, différentes cultures anglophones, dans différents pays… ca m’a poussé jusqu’au doctorat où j’ai fait une thèse sur la musique populaire américaine dans les années 60-70), à Austin, Texas.
Extrait musical : Kingfishr - Killeagh / Montage : Marlène Bonhomme, La boite à pulser pour le Rocher de Palmer