Backstage
Production
Clémence
#rocherdepalmer #cenon
« Le premier concert d’Ibrahim Maalouf au Rocher reste particulièrement ancré dans ma mémoire… »
« Sur le morceau “Beirut”, qui est d’abord lent puis finit par exploser dans un moment intense, je sentais les sièges de la salle 650 bouger sur ma rangée. Les gens se sont levés d’un coup pour l’apothéose, certains étaient en larmes tellement le moment était puissant. C’était l’époque où Ibrahim Maalouf jouait en survêtement pour montrer qu’il était cool et que le jazz n’était pas guindé. D’autres grands artistes combattent, comme lui, cette idée reçue. Marcus Miller par exemple, avec quarante ans de carrière derrière lui, fait attention aux gens qu’il croise à chacun de ses concerts au Rocher. La première fois, alors que je passais devant les loges, il m’a interpellée pour me demander qui j’étais, ce que je faisais - en l’occurrence, je suis chargée de production, je gère toute la partie contractuelle et budgétaire des concerts. C’est un immense artiste et il s’intéresse à tout le monde, je trouve ça génial ! Une belle marque de respect envers les gens qui le font jouer, et une simplicité digne de ceux qui n'ont plus rien à prouver. »



Photo : Nico Pulcrano
Propos recueillis par : Noémie Villard