Spectacle et Micro-Folie : un dimanche en famille au Rocher
De l'œuvre au geste : la Micro-Folie comme boîte à outils
Dès 14h, le hall et les salles du Rocher se sont transformés en une ruche créative. Boîte à outils culturelle, la Micro-Folie a déployé ses ressources sous toutes leurs formes pour irriguer le lieu. L’exposition interactive "Pont des Arts" a servi de fil conducteur. On a pu voir des publics naviguer naturellement entre deux mondes : d'un côté le patrimoine « classique », avec une pause culturelle autour des impressionnistes ; de l'autre, la modernité immersive du Musée numérique. C’est là toute la force du dispositif : rendre l’art accessible sans intimider.
Mais la créativité s'est aussi incarnée dans le « faire ». Que ce soit lors des ateliers de création d'hologrammes ou lors de l'œuvre collective autour de l'Ours blanc de Pompon, les mains se sont activées. Depuis les initiations de danse hip-hop et modern jazz jusqu'aux ateliers manuels, chaque proposition était une invitation à franchir le pas, à ne plus être simple consommateur·rice de culture, mais acteur·rice de sa propre expérience culturelle.
Tisser le lien : la force du maillage territorial
Cette journée est aussi le fruit d'un dialogue constant avec le territoire. La présence et l'implication de partenaires comme l’OCAC (Office Culturel et d'Animation de Cenon), ou la ludo-médiathèque de Cenon, qui a mis à disposition jeux et ouvrages autour de la thématique, et de nombreux autres acteur·rices locaux et régionaux, rappellent l’importance de converger, de croiser les compétences et de faire vivre la ville collectivement. Ce travail de fond, souvent invisible, est pourtant essentiel car il valorise les savoir-faire associatifs locaux et crée des ponts entre les structures.
Habiter le lieu pour faire communauté
Au-delà du spectacle de Pascal Parisot, qui a ravi le public, il était réjouissant de voir des parents et des enfants coopérer sur des ateliers, voir des inconnus échanger autour d'un casque de réalité virtuelle ou partager un moment dans les espaces ludiques. Car lorsque le public investit le Rocher en dehors des concerts, qu'il y reste avant et après un spectacle pour vivre un autre moment de partage, c'est la preuve que chacun développe une manière nouvelle d’habiter le lieu.